Polar découvert grâce aux @editions_pocket dans le cadre du #prixdesnouvellesvoixdupolar 2020.

Merci @antoine.renand pour ce thriller qui m’a fait passer quelques nuits blanches.

Des sujets délicats tout à fait maîtrisés.

L’auteur s’attaque ici aux thèmes du viol et de la pédophilie. On suit la « brigade du viol » dans sa course pour arrêter « Alpha » un homme habité par une haine féroce, qui ne vit que pour violer et torturer, tant physiquement que psychologiquement.

La complexité psychologique des personnages principaux est passionnante et kaléidoscopique. Le rythme du roman est haletant, on est effrayé, étonné et l’auteur réussit la pirouette de cet exercice d’écriture sans la misogynie excessive que l’on retrouve souvent dans ce type de polar.

Les parties consacrées à Alpha sont, sans surprise, d’un machisme crasse et d’un dégoût des femmes à faire peur, mais elles caractérisent bien le personnage. Par ailleurs, et ce n’est pas un détail, les femmes ne sont pas les seules à subir ces violences, quelques hommes et enfants également.

Ces diatribes sont compensées par celles tenues par les officiers de la brigade du viol dans leur lutte contre ces crimes et par le personnage d’Anthony. Ce dernier est ambigu tant dans ses relations aux femmes que dans celles relatives à son travail et à sa mère, grande avocate qui défend souvent les agresseurs qu’il arrête.

Ce livre se lit comme on regarderait un film, les scènes se dessinent sous nos yeux sans effort. La grande qualité de ce décor cinématographique est certainement due au regard de réalisateur et de scénariste de l’auteur.

Difficile d’en dire plus sans trahir l’intrigue. Je ne peux que recommander de lire ce thriller sociétal à l’écriture addictive, avec toutefois une précision : âmes sensibles s’abstenir !

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Mine

Je viens de le finir, lu sur tes conseils, j’ai beaucoup aimé effectivement en particulier pour le fait que le livre ne s’arrête pas à la résolution de l’enquête. Merci !