📚 𝑨𝒈𝒂𝒕𝒉𝒆 — 𝐀𝐧𝐧𝐞-𝐂𝐚𝐭𝐡𝐞𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐁𝐨𝐦𝐚𝐧𝐧
𝐄𝐭 𝐬𝐢 𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐭𝐞𝐫 𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐟𝐟𝐢𝐬𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫 ?
Encore six mois avant la retraite.
Un psychanalyste fatigué, désengagé, qui refuse de nouveaux patients.
Mais Agathe insiste.
Dès leur première rencontre, le ton est donné :
💭 « 𝑗𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑣𝑒𝑛𝑢𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑗’𝑎𝑖 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 𝑙’𝑒𝑛𝑣𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑣𝑟𝑒. 𝐽𝑒 𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑟𝑟𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑐𝑢𝑛𝑒 𝑖𝑙𝑙𝑢𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑’𝑎𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑏𝑖𝑒𝑛, 𝑗’𝑎𝑖𝑚𝑒𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑓𝑜𝑛𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟. »
Le texte s’ouvre alors sur une promesse : celle d’explorer la dépression, l’effacement, la difficulté à simplement continuer à exister.
Mais très vite, un malaise s’installe. Le regard du thérapeute glisse. Ses limites se brouillent.
Jusqu’à franchir une ligne : celle de l’attirance envers sa patiente. Il finira même par la suivre jusqu’à chez elle pour l’observer à travers sa fenêtre.
Ce qui aurait pu être un récit sensible sur la vulnérabilité devient autre chose — que j’avoue ne pas avoir bien saisi.
Mais c’est peut-être là ce que le texte interroge : non pas la souffrance d’Agathe, mais la position de celui qui est censé l’accueillir.
Que se passe-t-il quand celui qui écoute vacille à son tour ?
Je reste pourtant partagée. L’intention m’échappe en partie, et le malaise ne s’est pas vraiment transformé en réflexion.
Un roman qui m’a laissée totalement à distance.
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Cet article a été publié initialement sur mon compte Instagram.