📚 𝑀𝑎𝑢𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 — 𝐍𝐚𝐨𝐦𝐢 𝐀𝐥𝐝𝐞𝐫𝐦𝐚𝐧
« 𝐴𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑙𝑖𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑛’𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑚𝑜𝑛 𝑠𝑡𝑦𝑙𝑒. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠. »
Oxford.
Ses rues pavées, ses bibliothèques voûtées, ses portraits du XVIe siècle, ses traditions poussiéreuses et son prestige écrasant.
C’est beau. Ancien. Fascinant.
Mais derrière le décor, Naomi Alderman raconte aussi un monde profondément inégal, froid, codifié, où certains semblent appartenir naturellement tandis que d’autres passent leur temps à tenter de mériter leur place.
James, lui, observe tout cela avec le sentiment d’être un intrus. Puis il rencontre cette bande d’étudiants qui vont devenir son refuge : Franny, Simon, Jess, Emmanuella… et surtout Mark, riche héritier charismatique qui ouvre les portes de sa grande maison à tous ceux qui gravitent autour de lui.
Dans cette colocation débordante de vie, de désirs et d’excès, chacun cherche à comprendre qui il est réellement.
On y découvre les sexualités, les attirances, les contradictions, les peurs. On y apprend aussi que devenir adulte, ce n’est pas seulement gagner sa liberté — c’est comprendre ce qu’elle coûte.
Ce roman m’a profondément touchée par sa manière de parler de l’amour.
Il y a ceux qui aiment sans se perdre.
Et ceux qui aiment sans limites, qui donnent tout, qui s’offrent tout entiers en sacrifice au nom de l’amour.
Certaines phrases restent longtemps après la lecture, comme celle-ci :
« 𝑀𝑒̂𝑚𝑒 𝑙𝑜𝑟𝑠𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑟𝑒̂𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑑𝑒𝑚𝑒𝑢𝑟𝑒𝑟 𝑖𝑚𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑒𝑠, 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑏𝑜𝑢𝑔𝑒𝑜𝑛𝑠. »
Et c’est exactement ce que raconte ce livre : le mouvement inévitable de la vie.
Le passage parfois brutal entre l’enfance et l’âge adulte.
Le moment où l’on découvre que les désirs ne suffisent pas toujours à nous sauver.
Un roman mélancolique, intelligent et profondément humain.
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Cet article a été publié initialement sur mon compte Instagram.