📚 𝐸𝑡 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑚𝑜𝑖 𝑞𝑢’𝑜𝑛 𝑒𝑛𝑓𝑒𝑟𝑚𝑒 — Philippa Motte
Il y a des livres qui vous laissent le cœur tambourinant, le souffle court, comme si chaque mot avait cogné juste. Celui-ci en fait partie.
Dans une chambre éclairée aux néons et au lino gris, une jeune femme est attachée au lit. Non pas métaphoriquement — littéralement attachée aux barreaux métalliques. Parce que dans notre société, on soigne encore la souffrance en ligotant les corps.
Philippa Motte raconte l’enfermement psychiatrique de l’intérieur. L’odeur d’hôpital dans les couloirs, les voix qui résonnent, la terreur d’y rester pour l’éternité. Elle écrit l’enfermement physique, mais aussi celui plus insidieux de nos normes sociales, médicales, genrées.
Sous sa plume : la bipolarité, la médicalisation forcée, la terreur indicible de la prise de médicaments qui annihilent toute capacité de réflexion et de concentration. Mais aussi, en contrepoint lumineux : la tendresse à ciel ouvert des êtres en éclats, la désobéissance pour trouver des espaces de liberté, la féminité comme espace de résistance, et les arts comme respiration.
C’est un livre bouleversant, mais aussi vital.
Parce qu’il dit ce que peu osent encore formuler : que 𝑠𝑜𝑖𝑔𝑛𝑒𝑟 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑖𝑠𝑐𝑖𝑝𝑙𝑖𝑛𝑒𝑟, et que 𝑙’𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑢𝑟𝑔𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒.
📖 À mettre entre toutes les mains — surtout celles qui ne savent pas encore.
🩺 𝐏𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞𝐫, 𝐜𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞.
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💬 « Il y a des lieux où la parole de l’autre ne vaut rien. »
Et elle, elle en a fait un livre. 𝐌𝐄𝐑𝐂𝐈.
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Cet article a été publié initialement sur mon compte Instagram.