📚 𝑰𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓 𝒏𝒖𝒊𝒕 — @demorandnico @les_arenes
𝐄̂𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐞 𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮.
Dans 𝐼𝑛𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑛𝑢𝑖𝑡 , Nicolas Demorand raconte la bipolarité. Les longues phases dépressives qui engloutissent tout, mais aussi les épisodes maniaques et hypomaniaques, lorsque l’énergie déborde jusqu’à devenir épuisante, dévorante.
Il raconte la difficulté d’accepter un diagnostic psychiatrique. Cette maladie qui finit parfois par prendre tant de place qu’elle semble définir celui qui la porte.
Mais 𝐼𝑛𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑛𝑢𝑖𝑡 est aussi, et peut-être surtout, le récit d’un rapport de force.
Celui qui existe entre le malade et la médecine.
Nicolas Demorand raconte son parcours, d’abord comme un « patient modèle ». Un patient qui accepte, qui suit les prescriptions et qui attend. Qui patiente, littéralement.
Puis vient la révolte.
Et enfin, l’alliance.
Le moment où il comprend qu’être malade ne signifie pas devoir abandonner toute autonomie. Qu’être soigné ne devrait jamais signifier être dépossédé de son propre corps, de son expérience et de sa parole.
𝐓𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐥𝐞́𝐠𝐢𝐭𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐝’𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝐚̀ 𝐞́𝐠𝐚𝐥 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐞𝐜𝐢𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐃𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐬𝐨𝐢-𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐮𝐧 𝐦𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞.
Et c’est sans doute là que ce livre dépasse largement la question de la bipolarité.
Car combien de personnes vivant avec une maladie chronique ont appris à être de « bons patients » ? À ne pas trop poser de questions. À accepter une décision médicale sans toujours la comprendre. À attendre. À patienter. À supporter.
Alors que vivre avec une maladie, quelle qu’elle soit, demande souvent de devenir un expert de son propre corps.
Nicolas Demorand pose aussi une question essentielle : pourquoi faut-il parfois attendre si longtemps avant qu’un diagnostic soit posé lorsqu’il s’agit de maladie mentale ? Suite en commentaires 👇
Cet article a été publié initialement sur mon compte Instagram.