📚 𝑳𝒂 𝒇𝒊𝒏 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒍𝒊𝒂𝒊𝒔𝒐𝒏 — 𝐆𝐫𝐚𝐡𝐚𝐦 𝐆𝐫𝐞𝐞𝐧𝐞
Il y a des classiques auxquels on reconnaît une certaine qualité d’écriture sans pour autant être profondément bouleversé.
C’est ce que j’ai ressenti avec 𝐿𝑎 𝑓𝑖𝑛 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑙𝑖𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛.
Le roman s’ouvre sur un sentiment inattendu : la haine. Celle que Maurice Bendrix éprouve envers Henry Miles. Peu à peu, Graham Greene déplie les fils d’un triangle amoureux.
Henry, le mari trompé, tendre mais effacé.
Maurice, l’amant, consumé par une passion qui glisse peu à peu vers la jalousie et l’obsession.
Et Sarah, au centre de leurs existences, qui, au cœur d’un bombardement de Londres, formule un vœu à Dieu qui bouleversera le destin de chacun.
Ce qui m’a intéressée, ce n’est finalement pas l’adultère lui-même, mais la manière dont Graham Greene explore les sentiments humains dans ce qu’ils ont de plus contradictoire. L’amour y côtoie le désir de possession, la jalousie devient une forme de foi inversée, et la culpabilité imprègne chaque relation.
Le roman interroge aussi la frontière ténue entre amour, passion et obsession. Peut-on encore parler d’amour lorsque l’on refuse à l’autre sa liberté ? Que reste-t-il d’un sentiment lorsque le manque se transforme en ressentiment ?
Pour autant, malgré ces questionnements passionnants, je suis restée à distance des personnages.
Une lecture intéressante, notamment pour la profondeur de ses réflexions sur l’amour et la foi, mais qui ne m’a pas procuré l’émotion que j’espérais.
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Cet article a été publié initialement sur mon compte Instagram.