𝑯𝒐𝒍𝒍𝒚— 𝗦𝘁𝗲𝗽𝗵𝗲𝗻 𝗞𝗶𝗻𝗴
Après m’être régalée devant plusieurs adaptations de ses œuvres, j’ai voulu revenir à la source. Me plonger dans l’écriture avant l’image. Mais je crois que c’est important de dire aussi quand ça ne fonctionne pas.
Premier Stephen King pour moi. Et très probablement le dernier si je m’en tiens à cette lecture.
Près de 500 pages dont l’issue est exposée dès les cent premières. Une tension qui retombe avant même d’avoir vraiment pris. Oui, le récit est maîtrisé, l’écriture efficace. Mais l’efficacité ne fait pas la profondeur.
Ce qui m’a surtout dérangée, ce sont ces descriptions répétées de femmes réduites à leurs corps, à leur âge, à leur désirabilité. Ces remarques misogynes disséminées comme si elles allaient de soi. Ces relents racistes à peine questionnés, posés là sans véritable mise en perspective. Comme si le texte les utilisait sans jamais les interroger.
Un thriller peut être sombre. Il peut être violent. Il peut explorer la part la plus trouble de l’humain.
Mais encore faut-il que cela serve un propos. Ici, j’ai cherché le fond. Je ne l’ai pas trouvé.
Je referme ce livre avec une vraie frustration — et la conviction que le talent narratif ne suffit pas quand le regard porté sur le monde me semble aussi peu travaillé.
Si vous aimez Stephen King, je serais sincèrement curieuse de savoir : est-ce représentatif de son œuvre ? Ou ai-je commencé par le plus problématique ?
On peut aimer un auteur culte.
On peut aussi le lire avec exigence.
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Cet article a été publié initialement sur mon compte Instagram.